Les collaborations

Tramages développe des projets collaboratifs avec des personnes d’univers différents afin d’enrichir sa pratique. Installations, objets graphiques, ateliers, autant de formes que de rencontres.



Alexia Antuofermo

Alexia Antuofermo est artiste plasticienne et chercheuse, Au seuil de la maquette et de l’échelle 1/1, ses artefacts géographiques s’écrivent dans l’espace numérique et se traduisent par la matière. A travers sa pratique elle associe les modélisations ancestrales aux modélisations numériques actuelles. En 2018, elle a réalisé une résidence en Italie Falia-Artist in residences, autour des inscriptions rupestres de la carte de Bedolina en les réactualisant à notre époque par une installation participative intitulée «Il chiacchiericchio delle pietre». Ses créations s’étendent à un travail de terrain et à la réalisation d’œuvres en binôme avec l’artiste et poète Christopher Alexander Kostritsky Gellert. Résidente aux ateliers d’artiste du Théâtre de la Cité Internationale depuis 2017, son travail s’ouvre à la scénographie et aux cosmogonies contemporaines. Elle sera en résidence dans L’Autre lieu en septembre 2021 (Anis Gras) situé dans le centre commercial La vache noire d’Arcueil où elle développera un travail autour de l’hyperlieu « Le cabinet d’artificialia » un cabinet de curiosité 2.0.


Christopher Alexander Kostritsky Gellert

À mes yeux, la littérature devient intéressante non dans l’espace restreint du livre, mais dans une communauté élargie de lecteur·trice·s. Le travail que je mène vise ainsi à sortir du champ des lettres et des arts pour s’enraciner dans un contexte social particulier et y agir. Je travaille dans une « littérature contextuelle et relationnelle » ; elle devient relationnelle en tissant des liens entre des individus, des communautés et leur environnement. Ce tramage (irrésolu, infini) de lignes se réalise à travers un mode de l’enquête littéraire collective. Ici, il ne s’agit plus seulement d’une collecte de témoignages et de documents associés à un travail de terrain que les écrivain ·es-chercheur·euses restituent ensuite en une œuvre littéraire (poésie, fiction, installation ou performance, etc.) ; le processus même de l'enquête devient également une expérience artistique et un acte fédérateur qui sert à créer de nouvelles communautés et à relier les anciennes entre elles. Mon travail d’enquête s’allie avec une pratique de collaboration avec d’autres artistes-chercheur·euse·s dans une poétique de le relation qui ancre mon œuvre.
Christopher Alexander Kostritsky Gellert est artiste, poète et chercheureuse. Ille travaille sur l’enquête littéraire collective dans une poétique de la relation. Ille s’intéresse à la plasticité du texte et son inscription dans la matière – comment nos récits nous forment et donnent forme à nos habitats.Depuis 2016, ille mène une enquête sur la lecture comme expérience, Pourquoi lisons-nous, où ille recueille des témoignages de lecteur·trice·s sur l’influence de la lecture sur leurs cheminements. Au sein de cette enquête, ille organise un cycle de forums sur nos pratiques diverses de lecture qui constitue une passerelle entre des savoirs théoriques des connaissances empiriques en partenariat avec La Bibliothèque des Grand Moulins de l’Université de Paris et sur les ondes de *DUUU Radio.
Ses textes et traduction ont paru dans FORTH Magazine, Belleville Park Pages, parentheses, Fracas, Fragile, Point de Chute et Asymptote. Ill collabore fréquemment avec des artistes et musicien·ne·s venant d’horizons et disciplines différent·e·s. Notamment, avec la photographe et écrivaine Chloé Devis iels ont réalisé un photo-texte, Chloé rêve, qui s’est transformé en performance et pièce radiophonique en collaboration avec le chanteur Kèr Zarboutan.


Chloé Devis

Photographe et auteure, je mène depuis plusieurs années des projets dans lesquels mes images dialoguent avec d’autres formes d’expression, l’écriture notamment, mais aussi avec des matériaux existants — archives, objets trouvés — que je me réapproprie. Mes questionnements portent principalement sur le lien intime et collectif avec le territoire de provenance ou d’adoption. Ils m’amènent à explorer aussi bien les aléas de la transmission d’une mémoire familiale tissée d’exils, que le paysage, géographique et mental, du quartier où je vis.Je construis ainsi des récits composites, où ma sensibilité fait écho à celles d’autres, proches ou inconnu.e.s. L’intuition, le hasard, les collisions heureuses du réel et de la fiction, occupent une place assumée dans mes projets. Ce goût de la rencontre et de l’exploration se retrouve également dans mon plaisir à animer des ateliers auprès de différents publics,  mais aussi à collaborer avec d’autres artistes pour des projets qui m’amènent parfois du côté de l’installation ou de la performance.


Juliette Oudot

Actuellement étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, la pratique de Juliette Oudot s’inscrit dans le design graphique, plus particulièrement dans le champ de l’édition et de la typographie.
Les notions de traduction, mouvement et écriture (du geste) guident ses réflexions au sein de ses travaux. Elle explore ces thématiques sur différentes strates de représentation entre formes, textes et images et établit des ensembles de règles de jeu pour composer ses visuels.


Laurine Wagner

Laurine WAGNER est une artiste-chercheuse française basée à Paris et Strasbourg. Entre arts, sciences et société, elle réalise des installations vidéographiques et/ou sonores, poétiques et immersives, des photographies, voire des performances. L’expérience est au centre de sa réflexion en interrogeant des états « d’entre-deux ». Ces moments décisifs de passage sont suspendus pour ainsi révéler à notre conscience les traces mémorielles d’un processus de transformation et de mutation, qui soulèvent des problématiques environnementales, sociales et mentales afin d’interroger les croyances, ressentis et expériences de chaque personne.


Karin Crona

Karin Crona est née en 1968 en Suède, elle vit et travaille à Paris. Elle est diplômée d’un Master en arts décoratifs de Konstfack – University College of Art and Design à Stockholm, en Suède. Son travail artistique de nature autobiographique associe différents médiums : collage, dessin, écriture, photographie, gravure, sculpture, vidéo et performance autour de la condition féminine. Elle crée souvent en écriture automatique. Elle a exposé, entre autres, au festival Circulation(s) au 104 à Paris (2018), à l’Institut Suédois à Paris (2018), à la Biennale d’Issy à Issy-les-moulineaux (2017 et 2019), à l’OpenBach à Paris (2021) et chez Susanne Pettersson Gallery/S.P.G. Backstage à Stockholm, Suède (2019). Au Jeune Création 2020 à Fiminco, elle a réalisé une performance, invitée par la Fondation d’Entreprise Ricard. Elle a autopublié trois fanzines : “Kenosis”, “The Girl from No. 13” et “On ne consacre pas sa vie à la réussite d’une abstraction.”


Camille Gerschel Hautefeuille

Camille Gerschel Hautefeuille a entamé sa carrière en 2003 en tant que première assistante réalisatrice pour la télévision. Après avoir occupé ce poste pendant une décennie aux Programmes Courts et Créations de Canal +, ainsi que sur des programmes jeunesses et dans la publicité de prestige, elle décide de se consacrer à la réalisation et au montage de documentaires. Titulaire d’un Master International d’Études Cinématographiques obtenu entre Montréal, Amsterdam et Paris, et de deux DU dans le domaine de l’analyse filmique et mythologique, elle intervient régulièrement en tant que réalisatrice, et formatrice en montage, auprès de divers établissements et structures. Désireuse d’être constamment en contact avec différentes générations, elle initie et accompagne la réalisation de projets audiovisuels, que ce soit à Paris ou en banlieue.
Dans ses films, diffusés notamment lors du Festival Croce et Delizie en Sicile ou encore au Cinéma La Clé dans le quartier Latin à Paris, Camille GH tisse les liens étroits qui unissent le politique, la philosophie et l’intime. 


Valentine Vera

La pratique artistique de Valentine puise son inspiration dans l’univers de la jungle. L’enveloppe corporelle et plus particulièrement la peau animale est au centre de sa pratique. Elle explore la peau, notamment la mue de serpent, à travers ses textures et ses motifs et la transformation par une pratique du costume et du body painting. Depuis 2016, elle effectue plusieurs performances sous un costume d’iguane, en espace public, lieux d’expositions, et bouleverse les conférences. Elles lui permettent de témoigner des relations personne-personnage et homme-animal.