Le collectif
Le collectif réunit des artistes dont la pratique et les univers se croisent autour de projets communs. 

Alexia Antuofermo - Chloé Devis - Christopher Alexander Kostritsky Gellert - Giacomo Sartori - Taylor Alaina Liebenstein Smith - 
Tiffany Tavares - Elena Tognoli - Laurine Wagner  



Alexia Antuofermo

Alexia Antuofermo est artiste plasticienne et chercheuse, elle s’intéresse aux relations entre écritures de la Terre et technologies. Elle expérimente ces articulations avec des outils et machines numériques en travaillant principalement avec des matières minérales. Ses créations donnent formes à des maquettes et modélisations poétiques, des géo-artefacts. Elle s’inspire de l’histoire de la géodésie, de récits cosmogoniques. En 2018, elle a réalisé une résidence en Italie Falia-Artists in residence. En 2020, elle a publié un article intitulé Empreintes photogrammétriques aux éditions Jannink dans l’acte du Colloque Art&Mathématiques sous la direction de M.Yann Toma et M. Antoine Mandel. Ses recherches s’étendent à un travail de terrain avec le poète Christopher Alexander Kostritsky Gellert et l’association Tramages, et cette année autour de légendes et récits mythologiques en Haute-Loire avec la photographe Chloé Devis



Elena Tognoli

Elena Tognoli, plasticienne, compte à son actif de nombreuses interventions artistiques, individuelles et collectives dans plusieurs pays. Elle est autrice de livres où elle associe dessins et poésie (Mater Baltica, Editions Esperluète, 2022).

Après avoir terminé des études de philosophie à Milan, elle obtient son diplôme (BA Illustration) au Camberwell College of Art (University of the Arts, Londres) qu’elle complète avec un Master en Art and Design in Education (Institute of Education, University College London).  Sa pratique artistique est constamment en dialogue avec sa recherche pédagogique. Elena a collaboré avec plusieurs institutions en développant des parcours artistiques et participatifs, et en particulier avec : The British Library (Londres), Discover – Children’s Story Centre (Londres), UNESCO (Timor Oriental, 2010-2011), SESC (Brésil), Fondazione PInAC – Pinacoteca Internazionale dell’età evolutiva Aldo Cibaldi (Italie, 2016-2020).

Ses œuvres ont été exposés dans plusieurs expositions collectives et personnelles en Angleterre (House of Illustration, 2015 ; CueB Gallery, 2016, …), Italie (Museo di Santa Giulia, 2020 ; Galleria dell’Incisione, 2015, 2017 ; …) Belgique (galerie Le Clignoteur, 2021) et Timor Oriental (Casa Europa, European Union Delegation, 2010).

Chloé Devis

Photographe et auteure, je mène depuis plusieurs années des projets dans lesquels mes images dialoguent avec d’autres formes d’expression, l’écriture notamment, mais aussi avec des matériaux existants — archives, objets trouvés — que je me réapproprie. Mes questionnements portent principalement sur le lien intime et collectif avec le territoire de provenance ou d’adoption. Ils m’amènent à explorer aussi bien les aléas de la transmission d’une mémoire familiale tissée d’exils, que le paysage, géographique et mental, du quartier où je vis.Je construis ainsi des récits composites, où ma sensibilité fait écho à celles d’autres, proches ou inconnu.e.s. L’intuition, le hasard, les collisions heureuses du réel et de la fiction, occupent une place assumée dans mes projets. Ce goût de la rencontre et de l’exploration se retrouve également dans mon plaisir à animer des ateliers auprès de différents publics,  mais aussi à collaborer avec d’autres artistes pour des projets qui m’amènent parfois du côté de l’installation ou de la performance.



Taylor Alaina Liebenstein Smith

Taylor Smith, née en 1993 à Rochester, New York vit et travaille à Paris (actuellement en résidence au 6b à Saint-Denis). Elle a obtenu un B.F.A. en arts plastiques et un B.A. en histoire de l’art de l’Université de Boston en 2015, avant de compléter une maîtrise en médiation culturelle à l’École du Louvre à Paris en 2017. Elle a ensuite reçu la bourse de résidence Harriet Hale Woolley de la Fondation des États-Unis à Paris, promotion 2017-2018. Taylor a participé à plusieurs expositions collectives et individuelles, en France, aux États-Unis, en Allemagne, Finlande et Espagne.

Ma pratique artistique consiste en une série de tentatives de démêler, puis remettre en contexte les transformations humaines de nature en culture. Je melange le bio art avec les pratiques in-situ de environmental art, ainsi que la photographie, la vidéo, la gravure et la sculpture.

Mon travail existe dans l’espace-temps fragile et éphémère entre la dégénérescence et la régénération. En employant la photosensibilité comme un de mes outils principaux (au travers des procédés que j’invente moi-même comme l’impression bactérienne, ou d’autres comme l’impression chlorophylle, photopolymère ou l’anthotype), je tente d’observer, capter, puis révéler les formes infinies sous lesquelles cette transition subtile entre mort et vie se manifeste. Ensuite, je transforme ces observations en œuvres plastiques diverses, afin qu’elles puissent être perçues autrement par l’oeil humain. Les bactéries, le mycélium, les bryophytes et les lichens permettent souvent de percevoir ces moments précieux du monde naturel. En les invitant à cohabiter mon atelier, je considère ces organismes comme mes collaborateurs.

Je tente de me placer à l’intersection des recherches scientifiques de la botanique, la microbiologie ou encore la physique, grâce aux collaborations. Je réinterprète en parallèle ces données scientifiques au travers des expériences lentes et sensibles au sein des paysages variés. Mon processus de création est ainsi une adaptation constante, et une tentative incessante de retisser des liens perceptibles entre paysages, phénomènes et êtres. Il s’agit d’une tentative de réparation obsessionnelle d’un monde fragmenté.



Christopher Alexander Kostritsky Gellert

À mes yeux, la littérature devient intéressante non dans l’espace restreint du livre, mais dans une communauté élargie de lecteur·trice·s. Le travail que je mène vise ainsi à sortir du champ des lettres et des arts pour s’enraciner dans un contexte social particulier et y agir. Je travaille dans une « littérature contextuelle et relationnelle » ; elle devient relationnelle en tissant des liens entre des individus, des communautés et leur environnement. Ce tramage (irrésolu, infini) de lignes se réalise à travers un mode de l’enquête littéraire collective. Ici, il ne s’agit plus seulement d’une collecte de témoignages et de documents associés à un travail de terrain que les écrivain ·es-chercheur·euses restituent ensuite en une œuvre littéraire (poésie, fiction, installation ou performance, etc.) ; le processus même de l'enquête devient également une expérience artistique et un acte fédérateur qui sert à créer de nouvelles communautés et à relier les anciennes entre elles. Mon travail d’enquête s’allie avec une pratique de collaboration avec d’autres artistes-chercheur·euse·s dans une poétique de le relation qui ancre mon œuvre.



Tiffany Tavares

Jeune artiste diplômée de l’université Paris | La Sorbonne, Arasi articule son art autour du spectateur et de son rapport intime à l’œuvre.

Dans une société où le digital transforme notre rapport aux autres et aux objets, elle joue de cette mutation pour transformer, amuser, choquer, un public toujours plus charmé par ces nouvelles technologies.

De la performance à l’œuvre interactive, ses compositions détournent la perception du réel et repoussent les limites de l’imaginaire.



Giacomo Sartori

Giacomo Sartori est ingénieur agronome et écrivain. Il est auteur de plusieurs livres et publications sur les sols et les paysages des régions alpines.  Dans sa production littéraire plus récente les thématiques des problèmes environnementaux sont très présentes.

En Italie il a publié sept romans, quatre recueils des nouvelles et un recueil de poèmes. La traduction anglaise de son avant-dernier roman (I am God, Restless Books, 2019), parmi les Best Books of the Year du Financial Times, a reçu le Foreword Indie Gold Award for Literary Fiction (2019) et le Italian Prose in Translation Award (2020). Celle du dernier roman (Bug, Restless Books, 2021) est finaliste du Philip K. Dick Award (2022). Trois de ses romans ont été traduits on français : Insupportable (10/18 inédit), Anatomie de la bataille (Philippe Rey) et Sacrificio (Philippe Rey).

Il fait partie du blog littéraire collectif Nazione Indiana et collabore avec plusieurs revues.


Laurine Wagner

Entre arts, sciences et société, Laurine Wagner conçoit des installations vidéographiques et/ou sonores, poétiques et immersives, des photographies, voire des performances.

L’expérience est au centre de sa réflexion et interroge des états « d’entre-deux ». Elle soulève des processus de transformations, des problématiques environnementales, sociales et mentales afin d’interroger les croyances, ressentis et expériences de chaque personne.

Laurine Wagner est une artiste-chercheuse contemporaine française qui vit et travaille à Paris et à Strasbourg. Elle réalise une thèse en création-recherche à l’École des Arts de la Sorbonne à Paris. Elle a organisé plusieurs colloques internationaux dont « COP21 : 5 ans après ». Elle a communiqué aux côtés d’artistes reconnus et a notamment participé à des conférences en lien avec sa création-recherche, à la fois en France et à l’étranger, en partenariat avec des galeries, fondations, universités ou musées. Laurine Wagner aété invitée à une résidence aux Pays-Bas, en Italie et en France. Elle expose au cours de divers événements à la fois personnels et collectifs, dans des centres, festivals, foires d’art contemporain, institutions et galeries en France et à l’étranger.